Les malformations mammaires sont des variations du développement des seins qui peuvent toucher la forme, le volume ou la position de la glande. Certaines sont discrètes, d’autres ont un retentissement important sur le confort et la confiance en soi. Elles se révèlent le plus souvent à la puberté.
Les seins tubéreux
Dans cette anomalie, la base du sein est étroite et la glande semble pousser vers l’avant, ce qui donne une forme de tube ou de cône. L’aréole est souvent large et paraît bombée, et le sillon sous le sein est peu marqué. L’atteinte peut être d’un seul côté ou des deux, avec une intensité très variable.
L’asymétrie mammaire
Une légère différence entre les deux seins est très fréquente et sans conséquence. On parle d’asymétrie lorsque l’écart de volume, de forme ou de position est net. Elle peut être congénitale, liée à une déformation de la cage thoracique ou à un développement inégal, ou apparaître après une intervention ou une maladie.
Le syndrome de Poland
Il s’agit d’une malformation rare, présente dès la naissance, qui associe l’absence ou l’insuffisance du muscle grand pectoral d’un côté à un sein peu développé ou absent, parfois à des anomalies de la main du même côté. Il est suivi par une équipe spécialisée, souvent en lien avec la chirurgie réparatrice.
Les options de correction
La prise en charge est toujours personnalisée et ne commence qu’après la fin de la croissance, sauf cas particulier. Selon la situation, le chirurgien peut proposer :
- un remodelage de la glande, avec ouverture de la base et correction de l’aréole pour les seins tubéreux ;
- la pose de prothèses, éventuellement associée à une plastie, pour augmenter ou équilibrer les volumes ;
- un transfert de graisse (lipomodelage) pour combler un défaut modéré ;
- une réduction ou un lifting du côté le plus volumineux pour rétablir la symétrie ;
- des techniques de reconstruction plus complexes pour le syndrome de Poland.
Plusieurs temps opératoires sont parfois nécessaires. Une symétrie parfaite n’existe pas : l’objectif réaliste est d’améliorer l’harmonie, sans promesse de résultat identique.
Déroulé et suites
Un bilan préopératoire, avec consultation d’anesthésie et imagerie adaptée, précède l’acte, réalisé le plus souvent sous anesthésie générale. Les suites sont celles d’une chirurgie mammaire : gonflement, ecchymoses, port d’un soutien-gorge de maintien, arrêt d’activité de une à trois semaines et reprise progressive du sport. Les risques, notamment d’hématome, d’infection, de cicatrices disgracieuses et de perte de sensibilité, sont détaillés en consultation.
Prise en charge
Les malformations avérées, comme les anomalies congénitales ou le syndrome de Poland, peuvent relever de la chirurgie réparatrice et être prises en charge après accord de l’Assurance maladie, au cas par cas. Les corrections jugées esthétiques ne sont pas remboursées. Le devis écrit et le délai de réflexion de quinze jours s’appliquent à la chirurgie esthétique. Pour les budgets, voir nos repères de tarifs.
Voir aussi la réduction mammaire et la page d’ensemble sur la chirurgie des seins.